Le Projet

Concept & Approche : L’arbre au centre d’une synergie durable

À Ibi Village, l’agroforesterie n’est pas un slogan : c’est une manière concrète d’articuler arbres, cultures vivrières, revenus locaux et carbone, en coopération avec les populations Batéké.

« À Ibi Village, nous pratiquons l’agroforesterie pour créer une synergie durable entre l’homme, ses besoins et les ressources naturelles de son environnement. »

Section 1

Les agriculteurs et associations partenaires

Ibi Village ne se construit pas sur les communautés Batéké, mais avec elles. Depuis 2015, le projet repose sur un partenariat avec des agriculteurs et des associations locales, plutôt que sur un modèle salarial.

Les partenaires apportent leur force de travail, leur connaissance du terrain et leur organisation locale. En retour, ils accèdent à des revenus réguliers, à une formation technique, à des intrants agroforestiers et à une commercialisation organisée pour le manioc, le maïs, le miel et le makala.

Voir le modèle associatif

Ce que les partenaires retirent du projet

  • • Revenus liés à la plantation, l’entretien et la récolte
  • • Accès aux cultures vivrières et à la production de makala
  • • Formation continue en techniques agroforestières
  • • Appui à la commercialisation vers Kinshasa
  • • Participation à une démarche collective et transparente
Photo à venir : agriculteurs partenaires au travail sur le plateau Batéké

Une photo illustrative des partenaires agricoles sera ajoutée ici.

Plantation d’acacias en agroforesterie

Section 2

L’agroforesterie au cœur du modèle

Le système associe la plantation d’arbres, principalement des acacias, à des cultures vivrières comme le manioc et le maïs, en coopération avec les populations Batéké.

Une même parcelle remplit ainsi plusieurs fonctions : production de bois et de charbon durable, production alimentaire, séquestration de carbone, amélioration progressive des sols, abri pour la biodiversité, et revenus pour les familles.

À l’échelle du domaine d’environ 9 000 hectares, l’agroforesterie vise près de 4 200 hectares.

Voir les indicateurs d’impact et de transparence

Le cycle agroforestier

Une rotation sur 8 ans

Penser la parcelle dans le temps : faire travailler ensemble arbres, cultures et charbon durable, sans épuiser la terre. Le cycle repose sur une idée simple : les arbres et les cultures se succèdent sur la même parcelle, chacun apportant ce dont le suivant a besoin.

Les acacias enrichissent le sol en azote et en matière organique. Les cultures vivrières permettent aux familles de vivre de la terre pendant la croissance des arbres. Le bois récolté à maturité alimente la production de makala durable. Puis la parcelle est replantée, et le cycle recommence.

  1. 1

    Année 0

    Préparation de la parcelle

    Sur la savane arbustive, la parcelle est délimitée avec les partenaires agricoles et préparée sans brûlis systématique, pour protéger la matière organique du sol.

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    Année 1

    Plantation des acacias

    Les jeunes acacias sont plantés en lignes régulières, associés dès le départ aux cultures vivrières. Légumineuses, ils captent l’azote de l’air et le fixent dans le sol, un engrais naturel, gratuit et continu.

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    Années 1–2

    Cultures intercalaires

    Entre les rangs, les familles cultivent manioc et maïs. Les racines larges et superficielles du manioc aèrent la terre, tandis que les feuilles d’acacia qui tombent au sol se décomposent en humus. Résultat : des rendements corrects sans aucun intrant chimique externe.

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    Années 3–7

    Croissance & apiculture

    Les acacias grandissent, referment le couvert et abritent des ruches. Miel, ombrage et fixation d’azote se combinent : la parcelle devient un petit écosystème productif qui s’entretient lui-même.

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    Année 8

    Coupe sélective & makala durable

    Le makala provient de l’entretien de la forêt : les branches et bois issus des coupes sélectives, qui pourriraient sur place et favoriseraient des maladies pour les autres arbres, sont valorisés en charbon durable selon des procédés améliorés, une source de revenus régulière pour les partenaires.

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    Année 8+

    Replantation & rotation

    La parcelle est replantée avec de nouveaux acacias et de nouvelles cultures. Le cycle recommence : sur un sol plus riche qu’au départ.

Le cycle recommence : retour à l’étape 1

Zoom

Une symbiose naturelle, zéro intrant chimique

Chaque espèce apporte ce qui manque à l’autre. Le système se nourrit lui-même : aucun engrais ni pesticide de synthèse n’est nécessaire pour atteindre des rendements corrects.

Acacia

Fixe l’azote de l’air

Légumineuse : ses racines transforment l’azote atmosphérique en engrais naturel dans le sol.

Manioc

Aère le sol

Ses racines larges et superficielles ameublissent la terre, améliorant l’infiltration de l’eau.

Feuilles d’acacia

Fertilisent en se décomposant

La litière tombée au sol se transforme en humus riche : le cycle des nutriments se referme.

Le makala : valoriser les déchets d’entretien

Le charbon produit à Ibi Village ne vient pas d’un abattage supplémentaire. Il est fabriqué à partir des résidus d’entretien de la forêt, branches, bois de coupes sélectives, qui, laissés sur place, pourriraient et favoriseraient des maladies pour les autres arbres. On transforme un déchet en revenu, tout en protégeant la santé de la plantation.

Équilibre économique

Trois récoltes pour un chiffre d’affaires viable

Aucune des trois cultures, prise isolément, ne suffirait à faire vivre les partenaires. C’est leur combinaison, étalée dans le temps et dans l’espace, qui permet aux associations locales et à M&CO d’atteindre un volume d’activité suffisant pour rémunérer le travail, entretenir la plantation et investir dans la suite.

Année 1

Maïs

Récolte rapide qui génère un premier revenu dès la première saison, en attendant que les autres cultures montent en puissance.

Années 1–2

Manioc

Culture vivrière de référence sur le plateau Batéké : nourriture des foyers et débouché commercial régulier vers Kinshasa.

Année 8

Acacia (bois & makala)

Récolte de plus grande valeur, à long terme : elle finance la rotation suivante et consolide les revenus des partenaires.

Associations locales

Elles regroupent les agriculteurs partenaires et gèrent la production sur le terrain. Les trois récoltes leur assurent des revenus étalés dans le temps.

M&CO

Structure la commercialisation et l’organisation du projet. Elle a besoin du volume cumulé des trois cultures pour maintenir un chiffre d’affaires viable.

Voir le modèle associatif et la répartition des revenus

Section 4

Les bénéfices multiples

Séquestration de carbone

Une contribution mesurable à l’atténuation climatique, héritière de l’enregistrement MDP de 2011 et poursuivie aujourd’hui par la reforestation collective.

Le projet MDP en détail

Revenus et moyens de subsistance

Charbon de bois durable, manioc et maïs commercialisés à Kinshasa, apiculture intégrée aux acacias : des filières concrètes pour les familles partenaires.

Voir l’allocation des fonds

Sécurité alimentaire et résilience

Production diversifiée et amélioration progressive des sols savanicoles, longtemps appauvris par les feux et l’érosion.

Formation et transmission

Lien avec les universités partenaires, Kisangani, Faculté d’Agronomie de Kinshasa, ERAIFT, vers un pôle d’excellence en agroforesterie.

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