Nos Actions & Impact

Apiculture

Une activité génératrice de revenus qui valorise ce que le projet crée déjà, sans défrichement ni nouvelles terres.

L’apiculture fait partie des activités génératrices de revenus intégrées au projet Sustainable Green Wood. Elle ne demande ni défrichement ni nouvelles terres : elle valorise ce que le projet crée déjà, c’est-à-dire des milliers d’hectares d’arbres, de cultures et de lisières fleuries sur un plateau autrefois dégradé.

Apiculture sous acacias

Pourquoi l’abeille compte dans un tel projet

Environ trois quarts des cultures alimentaires dans le monde dépendent, au moins en partie, des insectes pollinisateurs, et l’abeille en est le plus important. Dans un paysage agroforestier, elle transporte le pollen d’une fleur à l’autre et favorise ainsi la reproduction des arbres, des plantes spontanées et des cultures voisines (fruitiers, légumineuses, maraîchage). Sa présence renforce donc la capacité du milieu à se régénérer de lui-même.

L’abeille joue aussi un rôle de sentinelle écologique. Une colonie butine sur un rayon de deux à trois kilomètres autour de la ruche. Son état de santé, la vigueur de la colonie et la qualité du miel donnent ainsi une indication sur la diversité des fleurs, l’usage de produits chimiques et l’équilibre général du paysage. Des ruches en bonne santé montrent que le système fonctionne.

Enfin, l’apiculture renforce la protection de la forêt. Un apiculteur dont les ruches sont installées dans les plantations a tout intérêt à prévenir les feux de brousse et à protéger les arbres. Le revenu du miel est directement lié à la bonne santé de la forêt, ce qui fait de chaque apiculteur un gardien du site.

Comment cela fonctionne à Ibi

Les acacias plantés constituent la base du système. Ils fournissent du pollen lors de leur floraison, et certaines espèces portent en plus des glandes nectarifères sur leurs feuilles, une ressource que les abeilles exploitent même hors floraison. Le manioc, les essences locales introduites, les bordures et les zones de régénération naturelle complètent cette offre. Le fait de mélanger les espèces allonge la période où les abeilles trouvent de quoi se nourrir au cours de l’année.

Les ruches sont placées en lisière des parcelles, à l’abri du vent et près d’un point d’eau. Elles restent à l’écart des zones de travail intensif et des sites de carbonisation. Les apiculteurs sont formés à la conduite des colonies, à la récolte sans destruction des essaims, à l’hygiène et au conditionnement du miel. La récolte suit le rythme des floraisons, et la cire, le pollen ou la propolis peuvent eux aussi être valorisés.

Une démarche collective

Comme pour les arbres, l’apiculture est organisée avec les associations locales partenaires. Les familles apicultrices reçoivent une formation et un accompagnement technique, et peuvent accéder au matériel de façon mutualisée. Le projet appuie la collecte, le contrôle qualité et la commercialisation du miel vers Kinshasa. Le revenu tiré du miel s’ajoute à celui des plantations, de l’élevage et du makala durable. Il diversifie les sources de revenu des ménages et réduit leur dépendance à une seule activité.

L’apiculture illustre bien la logique de SGW : une activité qui protège la forêt, fait vivre les familles et rend le paysage plus riche à mesure qu’il se reconstruit.